Jusqu’au 20 janvier, la Médiathèque du Bassin d’Aurillac accueille, « Terre@ère », les œuvres contemporaines de l’artiste Cédric Jolivet dans le cadre des expositions de la Biennale de Lyon.

Réparties dans les différents espaces, les installations et créations de Cédric Jolivet offrent un tout autre regard sur l’environnement, la nature, la terre. L'artiste porte un intérêt à tout ce qui nous environne, nous entoure et à ce qui s’y cache. « Ce sont pour moi des objets d’investigation auxquels je m’efforce de donner une interprétation plastique, souligne-t-il. Au travers de mes oeuvres se tisse un questionnement sur nos manières d’habiter un lieu ou un contexte (une société, une ville, une architecture, la nature, le monde). Il y est question de ressentis, de déplacements, d’organisation, de contemplation, d’adaptation, d’adéquation, mais aussi de méprises, de contraintes, de déséquilibres et d’erreurs. »

Pour exprimer ses prises de conscience, Cédric Jolivet travaille la sculpture, le dessin et donne vie à des installations au travers de jeux d’optique, de cinétique et de perception visuelle. Il utilise également parfois la vidéo, le son et la photographie.

Dans le cadre de la Biennale de Lyon

Intitulée « Terre@ère », cette exposition est organisée à l’occasion de la 14e Biennale d’Art contemporain de Lyon, dans le cadre du réseau « 12/12/12 », soit la mise en avant de 12  artistes soutenus par la Maison des Arts Plastiques Auvergne-Rhône-Alpes, exposés dans 12 lieux culturels sur les 12 départements de la grande région dont fait désormais partie le Cantal.

Rendre la création artistique accessible au plus grand nombre, tel est le point commun entre la Biennale et la Médiathèque du Bassin d’Aurillac, d’où le choix de ce lieu sur notre territoire ! Une première qui confirme la reconnaissance et l’importance des actions culturelles menées par la Médiathèque communautaire.

Pour l'événement, l'artiste a même réalisé une œuvre exclusive pour la Médiathèque : elle trône au dessus de la banque d'accueil.nédite, elle a été travaillée intentionnellement au fusain (branche de saule carbonisée). Elle représente un arbre qui se couche sur plus de 4 m de long. Intitulée "point de rupture", cette pièce interroge notamment la relation entre le support et l'œuvre : le cadre constitue une limite, un obstacle responsable des points de ruptures, des cassures dans le tronc et les branches dessinés. La forme d'ensemble de ce tronc brisé évoque également d'autres "ruptures", celles des cours de la bourse, qui se traduisent généralement par des graphiques aux lignes ascendantes et descendantes.

Voir toutes les actualités

Vous pourriez aussi être intéressé par...